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revue de presse

  • Schizo Shrubbery

     

     

    « d’excellents textes »

    Cafard cosmique

     

    Les cafards cosmiques ont lu Le Jardin schizologique. Du moins, l'un d'entre eux. Et s'il a dénombré dix-huit textes dans un livre qui n'en propose que treize, nous mettrons ça sur le compte d'un mauvais coup de Baygon – à trop regarder Le Festin Nu, on a certes tendance à sniffer la poudre pesticide... Bon, et alors, ce jardinet ? Eh bien, en définitive, il semble satisfaire l'auteur de la chronique, Tallis, et nous pouvons sans crainte poursuivre notre quête du Graal. Les nouvelles de Stéphane Beauverger (« plongée dans l’esprit d’un monstre psychopathe [...] à la fois fascinante et terrifiante »), d'Alain Damasio (« originalité formelle et émotion », « brio »), de Mélanie Fazi (itou), de David Calvo (« hors catégorie »), de Jacques Mucchielli & Léo Henry, de Frédéric Serva et de Marilou Gratini-levit (ces deux derniers faisant « mouche » avec une « narration paradoxalement éclatée et maîtrisée ») ont en effet séduit notre Thalys Eurostar (pardon). « Sextuor pour solo » (Francis Berthelot) est même, à juste titre, qualifié de « tour de force à la fois touchant et passionnant », et de « véritable musique de chambre à plusieurs voix ». En revanche, « The One » d'Hugues Simard est jugé trop banal, « Sacha » de Jeanne Julien est à peine évoqué, et, bizarrement, la nouvelle de Philippe Curval a disparu dans les limbes (que la doctrine catholique elle-même a perdus de vue, soit dit en passant. Fichues M.I.T., toujours à faire des trous dans les livres et les lois). Enfin, Sébastien Wojewodka et Thomas Becker (qui, de surcroît, observe une déontologie douteuse) ont eu l'impudence d'adopter « une approche assez formelle du sujet avec des constructions très travaillées et des choix stylistiques pour le moins marqués. Au risque de laisser le lecteur dans la peau d’un simple spectateur… » Que dire, sinon : Ni ! Ni ! 

     

     

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  • L’effroyable Jardin, revue de presse (2)

     

    Dans le cadre d’une « masse critique » organisée par Babélio, Le Jardin schizologique a été lu, et chroniqué, par lamantalo, qui, selon ses propres mots, a passé un bon moment, en dépit du relatif hermétisme de certains textes. Mention particulière pour les nouvelles de Stéphane Beauverger, d’Alain Damasio, de Francis Berthelot et de Jeanne Julien. Celles de Frédéric Serva, de Thomas Becker, de Philippe Curval et d'Hugues Simard l'ont également intéressée.

     

    Il semblerait que notre jardinet ait été remarqué par nos futures élites : l’animatrice Lucie, heureuse groupie du Dam (décidément), en parle (très, très brièvement) sur Level#27, l’émission geek de la radio des étudiants de Sciences Po, RSP. En bonus, la K-pop des sémillantes Girl’s Generation, « Oh! ». Pour écouter Level#27 c’est ici ! Les anthos, c’est aux alentours de la 22e minute. Vers la 32e, Lucie évoque La Horde du contrevent. Quant au blog de l’émission, il est quelque part par là.

     

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  • Schizo Garden, revue de presse

    Les recensions du Jardin schizologique se font un peu attendre, mais signalons tout de même la brève mais réjouissante note de lecture de Pierre Jouan, sur le site de Chronic'art (« Une plongée délicieuse au coeur de la folie et du chaos »), et une mention apparemment enthousiaste dans une critique (mitigée) de Ceux qui nous veulent du bien, l'autre anthologie de la Volte,  par Frédérique Roussel, dans le cahier livres de Libération (cf. image ci-dessous). Virevoltant, notre jardin ? Pourquoi pas... Enfin, sur son statut Twitter, un lecteur du livre (Julien Fouilhé) écrivait ceci : « C'est assez chaud Le Jardin Schizologique. Y'a des nouvelles bizarres et d'autres BIZARRES. » Voilà qui n'est pas faux.

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    Votre serviteur, ou l'un de ses doubles – Olivier, Thomas, Transhumain : qui suis-je vraiment ? – était en interview sur ActuSF (éditeur l'an dernier de W.O.M.B., petit livre que vous pouvez toujours vous procurer), puis sur la librairie en ligne Bibliosurf, où vous pouvez commander le Jardin. Attention, sur certains sites de vente (par exemple Cultura), le livre est référencé sous un autre titre, Vous sur une rive, nous sur l'autre, nous resterons des étrangers, phrase qui figure certes, seule, sur la mystérieuse première de couverture...

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  • Une perm au Fric Frac Club


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    Sébastien Wojewodka

     

    Le Fric Frac Club n'est pas qu'un établissement pour éleveurs de poulpes et excités du missile, c'est aussi le lieu de réunion d'une communauté de spirites postmodernes auxquels les œuvres kilopaginées n'ont jamais fait peur. Notre W.O.M.B. n'a pas atteint l'âge pourtant juvénile de la centième page, mais l'un de leurs télépathes, melvillien de Wall Street plutôt que de Nantucket, nous a soumis, Sébastien et moi, à la dangereuse épreuve du Questionnaire, où nous apprenons par exemple que mon frère de lettres fut jadis incarné par Anthony Perkins (qui fut aussi Joseph K mais jamais Maldoror).

     

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    Thomas Becker

     

     

     

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  • Dans la matrice

     

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    Albert Serra, Le chant des oiseaux.

     

     

    Non, ce blog n'est pas mort. Léthargique, sans doute. De favorables bouleversements dans ma transhumaine existence  vectorisation, multiplication  et la mobilisation exclusive de mes neurones à l'écriture de fictions insensées  auprès desquels notre W.O.M.B. aura des allures d'austère procès verbal  ont éclipsé toute autre activité, en particulier l'animation de Fin de partie. Il me faut donc me rendre à l'évidence et prendre les mesures coercitives qui s'imposent : ces pages seront désormais et comme toujours le théâtre chaotique de mes lugubres élucubrations herméneutiques ou seulement intempestives, sans le moindre égard pour la régularité.

     

    À propos de W.O.M.B., signalons quelques nouvelles recensions, après celles de Taly et de Bruno Para.

     

    D'abord, un entrefilet dans la revue D-Side nous qualifie de « duo raffiné » et parle d'une « approche sensible de la quête de soi et de l'humain qui se fait pourtant parfois trop esthétisante [...] ».

     

    Ensuite, sur son site à l'url auto-flagellateur, un Nébal en petite forme n'a pu hélas accoucher que d'un aboulique (mais pas malhonnête) compte-rendu. Je ne commenterai pas son appréciation, qui en vaut bien une autre, mais l'on ne m'empêchera pas, lorsqu'il affirme catégorique à l'encontre de « Channel Chain Schizoid » que « tout cela [a] déjà été lu cent fois » ce qui, après tout, n'est pas impossible , de regretter qu'aucun exemple ne vienne appuyer ses dires. Sur la nouvelle de Sébastien, notre glosateur patraque s'interroge : « J'hésite : au premier degré, c'est tout simplement infect de galimatias pédant ; au second, qui a ma préférence (sinon, c'est qu'il ne va vraiment pas bien, ce jeune homme...), cela ressemble davantage à une astucieuse mauvaise blague ». Mais cher Nébal, la farce n'est-elle pas qu'une partie de la métaphysique ?...

     

    Enfin, le scribe Bartleby, membre du Fric Frac Club je me suis enfin replongé dans L'Arc-en-ciel de la gravité , vient de composer une intéressante critique de W.O.M.B., « Welcome into the machine ». S'il a malheureusement préféré ne pas se prononcer sur la nouvelle de Sébastien, jugée définitivement trop énigmatique, Bartleby s'est livré à une sagace lecture de mon propre texte sous les auspices du corps sans organes de Gilles Deleuze et d'Antonin Artaud. Il me faut en premier lieu révéler sans ambages que l'épigraphe originelle de « Channel Chain Schizoid », finalement remplacée par une citation plus légère de Jacques Lacan, était tirée de Pour en finir avec le jugement de Dieu : « Le corps est le corps / il est seul / et n'a pas besoin d'organe / le corps n'est jamais un organisme / les organismes sont les ennemis du corps ». Coïncidence ou perspicacité ? Bartleby évoque également L'Innommable de Beckett (mon « double idéal »), œuvre maîtresse que le narrateur de « Channel Chain Schizoid » cite secrètement par deux fois en guise d'hommage (il lui doit beaucoup) et de démarcation : selon notre critique en effet, « Channel Chain Schizoid n'est pas une simple histoire quelque peu étrange racontant les déboires d'un innommable beckettien évoluant dans un univers fictif » mais un « voyage en schizophrénie ». L'alternance des deux voix « qui s'ignorent l'une l'autre » (mais que le critique identifie bien comme émanant toutes deux du même individu), c'est-à-dire les ratiocinations de l'anachorète condamné à l'éternel retour du même d'une part, et le script de décomposition/recomposition d'autre part, « [correspond] à la scission schizophrénique entre le fonctionnement exacerbé des machines [désirantes] et la stase catatonique pendant laquelle les machines semblent arrêtées obligeant le corps à se figer dans des attitudes rigides pendant des heures, parfois des jours, parfois des années. ». C'est que « ce dérèglement de l'organisme ne conduit pas le schizophrène à perdre du vue le réel. Bien au contraire, et comme c'est le cas ici, le schizo vit au plus près du réel ». Très juste. Mais un élément d'importance, étonnamment, n'est pas pris en considération par l'exégète : que représentent les autres flux, les voix religieuses qui égrènent leur litanie funèbre, et les voix cliniques qui n'ont que l'apparence du surplomb ? Combien sommes-nous au juste ?

     

     

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