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  • W.O.M.B. / ZORNproject

     

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    W.O.M.B. a été lu, et apprécié (voici le sympathique teaser), par l'animatrice du site ZORNproject, Virginie Bouilhac, titulaire d'un DEA de littérature comparée. ZORNproject réunit des textes littéraires censés relever d'une certaine esthétique schizophrénique (je retiendrai pour ma part, « Another one bites the dust » de Nathalie Dufayet, et « Une question de perfection » de Thierry Jandrock, trop complaisamment morbides mais franchement impressionnants). Le projet Zorn, qui doit vraisemblablement son nom à la schizo mutante de Babylon Babies, propose un extrait de la nouvelle de Sébastien Wojewodka, « Untitled ou l'Intercession », sous le titre « L'Antichambre : une admonestation ». Et nous apprenons, dans cette recension d'un article de Science et Vie, que la rongeasse, élément essentiel de Glissement de temps sur Mars et de « Channel Chain Schizoid », serait effectivement à l'oeuvre, à l'échelle chromosomique...

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  • Dans la matrice

     

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    Albert Serra, Le chant des oiseaux.

     

     

    Non, ce blog n'est pas mort. Léthargique, sans doute. De favorables bouleversements dans ma transhumaine existence  vectorisation, multiplication  et la mobilisation exclusive de mes neurones à l'écriture de fictions insensées  auprès desquels notre W.O.M.B. aura des allures d'austère procès verbal  ont éclipsé toute autre activité, en particulier l'animation de Fin de partie. Il me faut donc me rendre à l'évidence et prendre les mesures coercitives qui s'imposent : ces pages seront désormais et comme toujours le théâtre chaotique de mes lugubres élucubrations herméneutiques ou seulement intempestives, sans le moindre égard pour la régularité.

     

    À propos de W.O.M.B., signalons quelques nouvelles recensions, après celles de Taly et de Bruno Para.

     

    D'abord, un entrefilet dans la revue D-Side nous qualifie de « duo raffiné » et parle d'une « approche sensible de la quête de soi et de l'humain qui se fait pourtant parfois trop esthétisante [...] ».

     

    Ensuite, sur son site à l'url auto-flagellateur, un Nébal en petite forme n'a pu hélas accoucher que d'un aboulique (mais pas malhonnête) compte-rendu. Je ne commenterai pas son appréciation, qui en vaut bien une autre, mais l'on ne m'empêchera pas, lorsqu'il affirme catégorique à l'encontre de « Channel Chain Schizoid » que « tout cela [a] déjà été lu cent fois » ce qui, après tout, n'est pas impossible , de regretter qu'aucun exemple ne vienne appuyer ses dires. Sur la nouvelle de Sébastien, notre glosateur patraque s'interroge : « J'hésite : au premier degré, c'est tout simplement infect de galimatias pédant ; au second, qui a ma préférence (sinon, c'est qu'il ne va vraiment pas bien, ce jeune homme...), cela ressemble davantage à une astucieuse mauvaise blague ». Mais cher Nébal, la farce n'est-elle pas qu'une partie de la métaphysique ?...

     

    Enfin, le scribe Bartleby, membre du Fric Frac Club je me suis enfin replongé dans L'Arc-en-ciel de la gravité , vient de composer une intéressante critique de W.O.M.B., « Welcome into the machine ». S'il a malheureusement préféré ne pas se prononcer sur la nouvelle de Sébastien, jugée définitivement trop énigmatique, Bartleby s'est livré à une sagace lecture de mon propre texte sous les auspices du corps sans organes de Gilles Deleuze et d'Antonin Artaud. Il me faut en premier lieu révéler sans ambages que l'épigraphe originelle de « Channel Chain Schizoid », finalement remplacée par une citation plus légère de Jacques Lacan, était tirée de Pour en finir avec le jugement de Dieu : « Le corps est le corps / il est seul / et n'a pas besoin d'organe / le corps n'est jamais un organisme / les organismes sont les ennemis du corps ». Coïncidence ou perspicacité ? Bartleby évoque également L'Innommable de Beckett (mon « double idéal »), œuvre maîtresse que le narrateur de « Channel Chain Schizoid » cite secrètement par deux fois en guise d'hommage (il lui doit beaucoup) et de démarcation : selon notre critique en effet, « Channel Chain Schizoid n'est pas une simple histoire quelque peu étrange racontant les déboires d'un innommable beckettien évoluant dans un univers fictif » mais un « voyage en schizophrénie ». L'alternance des deux voix « qui s'ignorent l'une l'autre » (mais que le critique identifie bien comme émanant toutes deux du même individu), c'est-à-dire les ratiocinations de l'anachorète condamné à l'éternel retour du même d'une part, et le script de décomposition/recomposition d'autre part, « [correspond] à la scission schizophrénique entre le fonctionnement exacerbé des machines [désirantes] et la stase catatonique pendant laquelle les machines semblent arrêtées obligeant le corps à se figer dans des attitudes rigides pendant des heures, parfois des jours, parfois des années. ». C'est que « ce dérèglement de l'organisme ne conduit pas le schizophrène à perdre du vue le réel. Bien au contraire, et comme c'est le cas ici, le schizo vit au plus près du réel ». Très juste. Mais un élément d'importance, étonnamment, n'est pas pris en considération par l'exégète : que représentent les autres flux, les voix religieuses qui égrènent leur litanie funèbre, et les voix cliniques qui n'ont que l'apparence du surplomb ? Combien sommes-nous au juste ?

     

     

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  • W.O.M.B. (wilderness of mirrors broken) sur la Noosfere

     

    Après la chronique de Taly sur Rana Toad et le petit article de L'Union/L'Ardennais, c'est au tour de Bruno Para de livrer sa lecture de W.O.M.B., sur le site Noosfere : « Œuvre originale, hermétique, inégale, déstabilisante, exigeante, W.OM.B. saura ainsi intéresser les amateurs de bizarreries et autres trucs tordus, et rebutera sans doute les partisans d'une lecture confortable. Pour reprendre une formule éculée, mais parfaitement adaptée dans le cas présent, il ne devrait laisser personne indifférent ».

     

     

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  • W.O.M.B., premiers articles

     

    WOMB.jpgW.O.M.B. - Wilderness of mirrors broken est chroniqué par Taly L. sur le site Rana Toad (rubrique « Ceux à ne pas manquer » !). Visiblement, cette libraire indépendante a plutôt apprécié : « Une mise en abyme envoutante dans l'esprit d'un schizophrène dont le style n'est pas sans rappeler l'esthétique du clip de Sweet Dreams de Marylin Manson et/ou de certains clips de Nine Inch Nails ! » Si la comparaison m'a d'abord surpris, il me faut confesser avoir précisément assisté, la veille de la mise en ligne du compte-rendu de Taly, à un excellent concert du groupe de Trent Reznor. Il n'y a pas de hasard.

     

     

    v2_logo.jpgÀ lire également, ce court article sur le site du quotidien régional L'Ardennais, qui affirme que dans « Channel Chain Schizoid » Thomas Becker - votre serviteur - « s'offre à corps ouvert »... Mon inquiétude va grandissant : sortirai-je indemne de cette expérience de dédoublement ?... Inquiétante, est également l'épithète qui sied le mieux à la photographie de Sébastien, dont l'air affable paraît masquer quelque chose - mais quoi ?

     

     

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