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05/05/2009

Coulez mes larmes, dit le capitaine

 

 

 

Ma déchronique du Déchronologue, le nouveau roman de Stéphane Beauverger, n'étant encore qu'une chronique, en cours de déconstruction donc, je vous propose de vous faire écouter l'intégralité des chansons citées en épigraphe en tête de chaque chapitre. Prévoir un bon stock de tafia.

 

 

« The Irish Rover » (épigraphe du roman), ambiance « on est tous pleins comme des outres »

« La complainte du partisan » (chapitre I, p. 17), ambiance « armée des ombres »

Waterboys, « Strange Boat » (chapitre XVI, p. 45), ambiance « écossais mélancoliques »

« Lady Franklin's Lament » (chapitre XVII, p. 59), ambiance « fond de cale »

« The Gallant poachers » (chapitre VI, p. 67), ambiance « taverne anglaise »

« The Moonshiner » (chapitre II, p. 83), ambiance « Monty Python's Lumber Jack Song »

The Coral, « The Spanish main » (chapitre VII, p. 99), ambiance « à l'abordage »

New Model Army, « Vengeance » (chapitre XXII, p. 113), ambiance « dirty bastards »

John Dowland, « Flow my Tears » (chapitre XI, p. 121), ambiance « on ferme les yeux et on pleure »

Bonnie Prince Billy, « Death to everyone » (chapitre XIX, p. 139), ambiance « dans la boue du Bayou »

Peadar Kearney, « The Foggy Dew » (chapitre XX, p. 157), ambiance « j'ai l'feu au kilt »

« Le forban » (chapitre IX, p. 169), ambiance « matelot imbibé »

« Jock Stewart » (chapitre XXIII, p. 191), ambiance « quatre heures du mat' au Rat-qui-Pette »

Belly, « Full moon, empty heart » (chapitre III, p. 201), ambiance « minauderie »

Bertold Brecht, « Seeräuber Jenny » (chapitre X, p. 213), ambiance « Lady Pirate en cabaret berlinois »

Johnny Cash, « Folsom Prison Blues » (chapitre IV, p. 233), ambiance « j'ai buté un mec à Reno juste pour le voir crever »

Patrick Pearse, « Oró, 'Sé do Beatha 'Bhaile » (chapitre VIII, p. 247), ambiance « bataille de Culloden »

Sigur Ros, « Viðrar vel til loftárása » (chapitre XII, p. 263), ambiance « un temps idéal pour une bataille navale »

Leonard Cohen, « Suzanne » (chapitre XV, p. 281), ambiance « Jésus à tribord »

Grant Lee Buffalo, « Fuzzy » (chapitre XXI, p. 293), ambiance « tout est confus dans ma tête »

Daniel Melingo, « Pequeño paria » (chapitre V, p. 307), ambiance « gaucho éraillé »

Bel Canto, « Dewy Fields » (chapitre XIII, p. 317), ambiance « je flotte comme une burbuja dans l'éther »

Angelo Branduardi, « Ballo in fa diesis minore » (chapitre XIV, p. 327), ambiance « rodomontades dans un pub napolitain »

Alela Diane, « The Pirate's Gospel » (chapitre XXIV, p. 341), ambiance « yo ho yo ho, pirates et champs de coton »

« Peggy Gordon » (chapitre XVIII, p. 349), ambiance « Celtes avinés »

Killing Joke, « Mathematics of chaos » (chapitre XXV, p. 379), ambiance « apocalypse »

Tom Waits, « No one knows I'm gone » (épilogue, p. 387), ambiance « générique de fin »

 

Commentaires

Waouh ! Quelle compil !
Ca fait vraiment bizarre de voir tous les titres ainsi regroupés, ça me donnerait presque envie de m'en graver un CD ! ^^
Et quel travail de music'chéologue tu as livré là. "Dewy Fields" est pratiquement introuvable sur le net. Tu as même trouvé la version du "Oro! Se do Bheatha 'Bhaile" de Darach O'Cathain que j'aime tout particulièrement!

Et la version de "Jock Stewart" par Cait O'Riordan est également une de mes préférées, même si j'ai un petit faible pour celle de Barney McKenna, aux accents plus "taverne de marins" (ce qui en change rien à ton commentaire "4 h du mat' au Rat-qui-pette" ^^) : http://www.youtube.com/watch?v=AaPa6NspXuI

Enfin, pour rester dans une veine alternative, je ne peux pas m'empêcher d'envoyer un lien vers la version electro-dub du "Pequeno Paria" de Daniel Melingo, remixée par Roy Dub (qui officie d'ordinaire au sein du Gotan Project) : http://www.deezer.com/track/2647402

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sTeF

Écrit par : sTeF | 05/05/2009

Ah zut, Rat-qui-pette, et non Rat-qui-pète, je corrige de suite.
"Dewy Fields" m'a en effet donné du fil à retordre, mais heureusement un fol espagnol a monté un petit film sur le titre de Bel Canto.

Très bonne, la version des Dubliners ! Elle m'avait échappée. Et le tango dub de "Pequeno paria", également.

Eh bien, levons nos verres à la santé de ceux qui restent debout (jusqu'à la cinquième ou sixième pinte, celle avec un verre de vodka au fond).

Écrit par : Transhumain | 05/05/2009

Bonne idée ce travail.
Je vais essayer d'écouter cela rapidement !

David

Écrit par : David | 05/05/2009

Merci de m'avoir fait découvrir !

Écrit par : Guillaume44 | 10/05/2009

Exceptionnel !!!! Que de découvertes... J'adore cette correspondance (au sens baudelairien) entre les mots et les sons.
Merci. Grâce à vous, j'ai redécouvert The Partisan (cette version incroyable de 16 horsepower avec Noir Dez...)
A bientôt.
Nicolas

Écrit par : Bibliogon | 27/05/2009

Bob Dylan donne aussi une version prenante de "Moonshinner" sur le Volume 1-3 des Bootlegs Series, plus lente que celles des Clancy Brothers. Ah bon sang de bois ça fait du bien d'écouter Scholl... Merci pour la musique.

Écrit par : Dj Duclock | 18/07/2009

Effectivement, celle de Bob est tant lancinante et déchirante - et puis, il y a ce timbre unique de l'homme aux végétations ^^ - qu'elle reste bien dans la tête et le coeur. C'est d'ailleurs sa version de cet air que j'ai entendue en premier. Je conseille aussi celle de Rodolphe Burger et celle de Cat Power, et pourquoi pas celle des Chieftains, roots à souhait ^^

Écrit par : sTeF | 18/07/2009

Près d'un an plus tard, mais je tiens à rectifier légèrement la référence à la chanson "La complainte des partisans" de La Vigerie, dont seulement quelques extraits sont repris par Cohen, et plus tard par 16 horsepower et Noir Dez (que je confirme incroyable).

Les couplets originaux:

Les Allemands étaient chez moi
On m'a dit résigne toi
Mais je n'ai pas pu
Et j'ai repris mon arme.

Personne ne m'a demandé
D'où je viens et où je vais
Vous qui le savez
Effacez mon passage.
[les paroles citées au début du premier chapitre]

J'ai changé cent fois de nom
J'ai perdu femme et enfants
Mais j'ai tant d'amis
Et j'ai la France entière.

Un vieil homme dans un grenier
Pour la nuit nous a cachés
L'ennemi l'a su (Les Allemands l'ont pris)
Il est mort sans surprise.

Hier encore nous étions trois
Il ne reste plus que moi
Et je tourne en rond
Dans la prison des frontières.

Le vent souffle sur les tombes
La liberté reviendra
On nous oubliera
Nous rentrerons dans l'ombre

Paroles : Emmanuel d'Astier de La Vigerie dit "Bernard".
Musique : Anna Marly
écrit en 1943, à Londres.

Voici une page qui relate l'histoire de ces couplets et quelques liens musicaux:
http://www.leonardcohensite.com/partisanfr.htm

Écrit par : lue | 09/08/2010

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