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05/05/2008
Maudit soit Transhumain !

« Il faut faire le coup de Gilles de Rais, folâtrer avec les Enfers et, à la fin, sauter une seconde fois par-dessus la barrière, mais dans le sens contraire. »
Dominique de Roux, Immédiatement.
Réagissant il y a quelques jours à ma critique de son livre Maudit soit Andreas Werckmeister !, notre ami Juan Asensio évoquait « le texte sans concessions (tant mieux) de Noël, qui n'a pas vraiment relevé la dimension religieuse de mon livre (ce qui est normal, chez lui) et s'imagine (ce qui est plus étonnant) que je ne parle que de métaphores lorsque j'évoque le mécanisme de certains romans ». La « dimension religieuse » du livre ne m’a pas échappé en vérité, mais précisément, elle est moins d’essence religieuse, cette dimension, que mystique. Or ce mysticisme induit par la théorie de la littérature-trou noir, n’a nullement besoin d’être rapporté en termes religieux ! La notion même de trou noir, du moins pour qui a lu Stephen Hawking et Jean-Pierre Luminet, se passe fort bien du vocabulaire et de la symbolique chrétiens pour produire son effet de vertige (onto)logique.
Quant au « mécanisme » de Monsieur Ouine ou d’Au cœur des ténèbres, il nous est bien présenté au moyen d’une métaphore – celle, donc, du trou noir. Je ne sache pas en effet que Le transport de A.H. de George Steiner, par exemple – si je dis que j’ai acheté mon exemplaire dans une chapelle à deux pas de la gare Montparnasse, sur les conseils d’un ami, personne ne me croira –, soit entouré d’un disque d’accrétion, sinon purement métaphorique ; je ne sache pas non plus qu’il soit doté d’un horizon des événements. Non, en fait, la forme même de Maudit soit…, mi-essai mi-roman, appelle une lecture métaphorique, du moins pour qui n’a pas été frappé par la foudre logocratique. Pour une approche littérale, la forme de l’essai eût été préférable. Il aurait alors fallu, bien entendu, décrire l’objet d’analyse en termes précis, selon une nomenclature donnée – ce à quoi l’auteur a sciemment renoncé, comme il l’écrit lui-même (« Je n’ai donc fait que parcourir sur les pages de revues peu spécialisées, le regard à peine concentré, les articles évoquant les plus récentes découvertes scientifiques faites sur les trous noirs. C’était encore trop se documenter sans doute », pp. 90-91). Maudit soit… n’est pas un essai à proprement parler ; il préfère l’évocation poétique, l’image du trou noir, à une description clinique, universitaire, de mécanismes que pourtant il entend éclairer, et se coupe naturellement d’un commentaire théorique digne de ce nom. Et, ainsi que j’ai tenté de l’expliquer dans mon compte-rendu, Maudit soit… ne fonctionne pas non plus en tant que fiction.
Il me semble en outre qu’un auteur doit d’une part conserver une certaine distance vis-à-vis de la réception de son œuvre, et d’autre part, cela paraît pourtant aller de soi, faire preuve d’humilité. Certes, la réaction est compréhensible : Juan Asensio est critique littéraire, et la crainte de voir son livre se perdre dans les limbes kafkaïennes du Château éditorial pousse bien des écrivains à vouloir contrôler ce qui, du moins en apparence, peut l’être encore. C’est ainsi que sous différents pseudonymes, ou à visage découvert, ces littérateurs qui en ont leur claque d’assister impuissants à l’engloutissement de leur bébé, interviennent sur blogs et forums pour le défendre bec et ongles, non sans asséner leur argument massue : ce livre, ils l’ont écrit, donc qui pourrait le comprendre mieux qu’eux ? Ils ont tort cependant. Précisément la posture de l’auteur n’est pas celle du critique (et encore moins celle du public). Prétendre que critiquer un ouvrage tel que celui-ci, c’est « en disséquer les intentions profondes, en matérialiser le mauvais rêve, en deviner l'intention éthique, en dénouer l'apparent échec formel […] qui est plutôt une sorte de ruse fictionnelle comme les disposait Kierkegaard dans certains de ses ouvrages (je songe à La Reprise notamment), ruse qui, en signalant l'inévitable aporie à laquelle aboutissait le texte, commandait en quelque sorte une forme de réduplication, une sortie hors de la littérature qui reste un savoir mort. » relève d’une conception de la littérature et de la critique que, vous le savez, je ne partage pas. Non, jamais la critique n’a consisté à retrouver une intention originelle, qui par nature nous est inaccessible. Ce n’est pas une note d’intention que le critique commente, ou analyse, mais un texte dont les effets réels, dont le sens, peuvent être extrêmement éloignés des effets et du sens souhaités par l’auteur. Paul Ricœur a fort bien évoqué la question, je l’ai suffisamment répété ici : l’étude littéraire révèle une vérité en aval du texte, qui a moins à voir avec l’intention de l’auteur qu’avec la « métamorphose du monde » qui est aussi, pour le philosophe, « métamorphose ludique de l’ego ». Cela n’équivaut pas (rassurons nos lecteurs) à une lecture relativiste ! Il s’agit avant tout d’étudier le texte à l’aune de nos propres affects, des images, des sensations, des concepts que le livre a fait naître en nous (notez que cela n’est d’ailleurs pas sans rapport avec cette idée du livre trou noir, du livre tunnel dans lequel nous nous abîmons avant d’en ressortir, transformés). On comprendra, dès lors, que rien de ce que peut dire l’auteur sur son propre travail ne saurait constituer un argument de force (sinon, on l’a dit, dans un travail rigoureux de type universitaire, où une théorie est méthodiquement présentée). Je ne doute pas que Juan Asensio ait en âme et conscience choisi de « ruser », selon son propre terme, à la manière de Kierkegaard dans La Reprise, mais qu’il me soit au moins permis, n’est-ce pas Carmen, n’est-ce pas Jérémie, de douter de la réussite de telle entreprise.
Soyons sérieux une minute, chers amis. Maudit soit Andreas Werckmeister ! n’est certes pas dénué d’intérêt, et peut même, pour le néophyte pas encore familier de la prose de l’auteur, susciter un légitime enthousiasme, mais n’en plafonne pas moins loin sous les « Ruines circulaires » ou « La vérité sur le cas de M. Valdemar » (sans parler de La littérature à l’estomac, qui en 1949 avait déjà dit l’essentiel sur la foire littéraire du vingtième siècle). Et dire cela, ce n’est pas faire injure à Juan Asensio (n’est-ce pas, Carmen ?). C’est, au contraire, regarder son travail avec la même exigence que celle requise par ses maîtres – la même exigence, en définitive, avec laquelle lui-même juge sévèrement ses pairs ! Quelle surprise, alors, de lire ceci : « Pour le moment quoi qu'il en soit, ce que j'ai lu de plus pertinent sur ce court livre est un courriel que m'a adressé un de mes lecteurs, Jérémie Sok. Je le publierai peut-être avec sa permission, puisqu'il constitue aussi une réponse à la critique d'Olivier Noël. » Parmi les zélateurs de Juan Asensio, donc, se trouve visiblement un certain Jérémie Sok, qui dans une lettre – on nous autorisera à qualifier sa mise en ligne de péché d’orgueil –, non content d’exprimer une exaltation qui fleure bon l’emportement juvénile, n’a, en plus, pas compris grand-chose à mon compte-rendu (dont on ne peut pas dire qu’il était d’une infranchissable complexité). Gênant, vraiment, est ce courrier d’amoureux transi, qui non seulement comporte de grossiers contresens (non Jérémie, je ne regrette pas l’absence de polémique, mais son envahissante présence ; et comme nous venons de le voir, je n’ai pas reproché au livre son glissement d’une forme à une autre, mais les modalités de ce glissement ; enfin je n’ai jamais, même par sous-entendu, évoqué « l’illégitimité » de la publication de ce livre, mais seulement une certaine déception), mais qui, de surcroît, ne dit rien d’autre que son enivrement. Qu’est-ce, au juste, que notre auteur trouve si « pertinent » dans les propos de son admirateur ? Citons Sok : « un déchirement qui a l'air de vous habiter lorsque vous posez votre regard sur la littérature », « l'incapacité d'Olivier Noël à déceler l'approche poétique (jugée insuffisante) qu'il vous a été inévitable d'endosser pour arpenter ce(s) trou(s) noir(s) » (tu parles, Charles ! Est-il inconcevable que j’aie pu déceler, malgré mon incapacité notoire, une approche poétique, avant de la juger inefficace ?...), « je salue l'audace ainsi que le caractère inédit de votre geste ! » et enfin « je ne peux m'empêcher de vous faire part de ce curieux sentiment (peut-être ridicule [sic]) qui m'a fait entrevoir votre livre, au moment d'achever sa dernière page, comme une sorte d'œuvre testamentaire. » Qu’avons-nous ici à nous mettre sous la dent, en guise de critique, sinon quelques opinions aussi enflammées que subjectives, de l’ordre du seul ressenti ? Rien. Aussi réservé soit mon accueil à ce petit, donc, et étrange livre, il me semble qu’il mériterait, pour être défendu, des arguments d’une autre trempe. Pour l’heure, je ne vois rien venir (et mon propre article, comme Juan l’a écrit, n’était qu’un simple compte-rendu de lecture, certainement pas une critique à proprement parler).
Oh, Carmen Muñoz Hurtado, alors ? Hélas. Celle-ci, du moins si j’en crois mes outils de traduction, me reproche avec emphase d’avoir qualifié Maudit soit… de « petit » livre. I beg you pardon, Miss ? Je ne faisais pourtant que reprendre le mot de Juan Asensio lui-même, qui évoquait, je cite, son « petit texte »… Procès ridicule, donc. Par ailleurs, où aurais-je affirmé avoir été « incommodé », dérangé ?... Mystère. Ne croyez donc pas si naïvement, chère Carmen, que ne pas apprécier un livre à la hauteur de la valeur que vous lui accordez, équivaut forcément à ne pas le comprendre… Le piège est classique, et, comme Sok, vous y tombez allègrement. Mais le grotesque est atteint quand notre gente dame entreprend de m’expliquer ce que sont un trou noir, un horizon des événements ou, pire, le réalisme magique et, pourquoi pas, l’imaginaire !... Je dis, moi, et Dieu sait combien je respecte notre Stalker, que Maudit soit Andreas Werckmeister ! n’est pas un grand livre, comme peut l’être, tenez, au hasard (aucun rapport avec la littérature, morte ou vive ; quoique…), celui qui m’accompagne dans mes déplacements ces jours-ci : L’être-là du schizophrène de Gisela Pankow (passionnante tentative de réconciliation des approches psychanalytique et phénoménologique de la schizophrénie, dans un but thérapeutique)… Et non, non, la littérature, même française, n’est pas morte. Elle n’est pas très en forme, j’en conviens, elle est même sacrément fichue, mais elle vit encore. Vous pourrez toujours, chère Carmen, répéter le mot « cadavre » autant de fois qu’il vous plaira, en y ajoutant la putrescence et l’odeur, peu importe : cela n’y changera rien ! Ou alors, c’est la société entière qui est morte (au sens où vous l’entendez). Ou encore, la littérature française a toujours été morte. Mais – et nous finirons par cette brillante conclusion – dire cela, c’est ne rien dire…




Commentaires
Estimado Olivier:
También podemos mantener esta discusión hasta que nosotros estemos cercanos a ser cadáveres. Ahora, yo me pregunto, ¿a quién puede beneficiarle más esta conversación virtual?
Hace tiempo que la crítica literaria dejó de ser un ejercicio lúcido que intentaba abrir los ojos del lector, sin guiar la mirada. Ahora, se ha transformado en una suerte de monólogo en el que se evidencia sólo el ego de quien la emite. Asumo, con total honestidad, que yo también he sido parte del juego. Hasta el momento, ni usted ni Sok ni yo hemos elaborado una crítica "literaria"en torno al libro de Asensio. Así como cada pueblo tiene el gobierno que se merece, cada época da a luz la crítica literaria que más le acomoda. Hoy, más que nunca el Eclesiastés tiene resonancia: "vanidad de vanidades, todo es vanidad". Reconozcámoslo, querido Olivier, Elliot tenía razón al decir que el mejor crítico "es aquel que puede hacerme ver algo que no había visto nunca, o que había visto con ojos enturbiados por prejuicios, aquel que me enfrenta con la obra y luego me deja a solas con ella". Dejemos a los lectores solos frente a Maudit soit Andreas Werckmeister!, de lo contrario, terminaremos siendo parte de ese proceso que advertí en mi último texto: la autofagia. Nos estamos persiguiendo la cola, querido Olivier, nosotros no hemos sido capaces de decir algo verdaderamente fértil acerca de la obra de Asensio. Si usted sigue entrampado en defender la idea que la literatura francesa no ha muerto y,yo, sigo afirmando que la obra de Asensio es un gran libro, lo único que conseguiremos es aburrir a los visitantes de Stalker y de Fin de Partie. Si el problema no radica en la muerte o sobrevivencia de la literatura!, no, mi señor, no es esa la razón por la que el libro de J.A. me atrapó. Hay algo, que aún no puedo desentrañar y que,
si trato de conceptualizarlo, traicionaría la profundidad del relato. Cortázar hablaría de "efecto", yo sólo puedo decir que ese algo conmovedor está allí. Y, ese "algo", al parecer, también generó el que usted escribiera con tanta vehemencia su artículo, de lo contrario, esta obra habría pasado inadvertida.
Por lo pronto, informo que me automargino de esta polémica. Ni Asensio, ni Noël me importan en sí mismos y, ya que la discusión se transformó en un duelo de egos, prefiero retirarme, pues es la literatura la que me motivó a escribir mi comentario, no la tan conocida e irremisible vanidad del hombre francés.
Adiós.
Carmen Muñoz Hurtado.
Ecrit par : carmen muñoz hurtado | 08/05/2008
Mais enfin, chère Carmen, moi aussi je vous aime !
Ecrit par : L'homme français | 08/05/2008
Trou noir.
Ecrit par : Rublev | 08/05/2008
J'ai compris "vanidad de vanidades"! Le mot hébreu habel devrait être traduit, selon Chouraki, par "fumée", certains traduisent par "buée", et non "vanité" qui implique un jugement de valeur.
J'ai compris, aussi, " la obra de Asensio es un gran libro"!
Je n'ai pas compris le reste du commentaire de Carmen Munoz et je n'ai toujours pas lu le livre: désolée de ne pouvoir entrer dans le débat.
Ecrit par : Elisabeth Bart | 08/05/2008
Essayez ceci, Elisabeth : http://fr.babelfish.yahoo.com/translate_url?doit=done&tt=url&intl=1&fr=bf-home&trurl=http%3A%2F%2Ffindepartie.hautetfort.com%2Farchive%2F2008%2F05%2F05%2Fmaudit-soit-transhumain.html&lp=es_fr&btnTrUrl=Traduire
Ca donne des traductions rigolotes. Par exemple : "Il y a quelque chose, que je ne peux encore pas pénétrer et qui, si traitement de conceptualiser le, trahirait la profondeur de l'histoire."
Ecrit par : Transhumain | 08/05/2008
Et en plus ça retraduit le reste de la page. Exemple :
"Paul Ricœur a fort évoquez bien la question, je l'ai suffisamment répété ici : l'étude littéraire révèle une vérité en approbation du texte, qui moins à à voir avec l'intention l'auteur qu'avec « de la métamorphose du le nettoyez » qui est aussi, pour philosophe, « métamorphose ludique de l'ego ». Cela n'équivaut pas (rassurons nous lecteurs) à unit lecture relativiste !"
Ecrit par : Transhumain | 08/05/2008
J’ai lu le livre de JA (qui n’a pas l’air si difficile à trouver, même pour un provincial). Pour ceux qui ne le connaissent pas, il constitue une bonne introduction à ses thèmes favoris, qu’il développe plus largement ailleurs. Pour les autres, ceux qui le suivent depuis la création de son blog, ils sont en territoire familier.
Sa conception de la critique est originale : « Le rôle de la critique n’est rien de moins que religieux », écrit-il dans *La critique meurt jeune* (citant Boutang). Une conception que ne semble pas partager l’hôte de ces lieux, d’où une certaine incompréhension entre eux deux.
Je n’ai pas très bien saisi l’aspect existentiel du livre, sans doute ne suis-je pas assez familiarisé avec l’œuvre de Kierkegaard. En tout cas, j’aime bien cette idée de « sortie hors de la littérature ». Il me paraît que si un livre doit avoir des répercussions existentielles, c’est avant tout dans la vie de celui qui l’écrit. Celui qui confesse que le rôle de la critique est religieux, qu’elle ne doit pas rester un savoir mort, doit être le modèle de ce qu’il écrit, s’il veut transformer ses lecteurs. Ou bien doit-il passer à autre chose : écrire un roman ou une nouvelle par exemple. On sent qu’il brûle de le faire. Ses petites incursions dans la fiction sont, ma foi, plutôt réussies. Ça nous change de la sèche critique rationaliste à la Genette.
Vraiment, je lui suggère d’envisager toutes les possibilités. Si la littérature française est réellement morte, à quoi bon critiquer un cadavre ?
Ecrit par : Sébastien (le vrai) | 10/05/2008
Ah oui, Babel! Comme quoi, un(e) non hispanisant(e) devine peut-être mieux l'espagnol qu'une machine le traduit...
Je suis en train de lire et méditer "Maudit soit Andréas Werckmeister!" et je sais déjà que je rejoins Carmen Munoz, Zoé Balthus et surtout Jérémie Sok que vous qualifiez beaucoup trop rapidement, cher Transhumain, d'"amoureux transi", alors qu'il a vu des aspects essentiels, " la tension entre essai et fiction" qui "fait ressentir un déchirement qui a l'air de vous [J.A] habiter", et que ce livre, revenant dans les "zones noires" abordées dans les livres précédents où J.A " osait presque le saut incertain vers une écriture indépendante" , y réussit, cette fois, sous l'apparent échec proclamé. Il faut lire ce livre en regard du magnifique texte paru intégralement sur la Zone aujourd'hui, "La Ville". Il me semble qu'une écriture absolument singulière,je dirais même inouïe et sans doute difficile à "ouïr", depuis longtemps en gestation à travers de multiples textes ( en particulier à travers les textes d'"Art poétique" ) se fait jour dans ces deux derniers textes. C'est sur cette forme que porte en ce moment ma méditation. Peut-être aboutira-t-elle à un texte plus élaboré que ce commentaire ( sans prétendre à une véritable critique telle que l'entend J.A), il me faut du temps.
Ecrit par : Elisabeth Bart | 13/05/2008
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