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28/04/2008

Maudit soit Andreas Werckmeister de Juan Asensio

 

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« Des yeux fous de la tête décapitée jaillissent des larmes de cristal pur. Les Nécrophages quittent mon Corps comme à regret. Dieu semble m’avoir abandonné. »

Anonyme

 

 

Étrange petit livre, que ce Maudit soit Andreas Werckmeister de Juan Asensio, publié aux Éditions de la Nuit – auxquelles nous devons la magnifique revue La Nuit. Étrange, en raison moins de son style et de son propos, qui ne surprendront aucun lecteur habitué à arpenter la zone du Stalker, que de son indécise oscillation entre essai et fiction.

 

Un homme – le dernier homme –, se tient devant une table de dissection, dans une morgue aux dimensions borgésiennes hantée par d’innombrables cadavres, qui en réalité n’en sont qu’un : celui de la littérature française, cette terre vaine et dévastée, mais aussi aseptisée – si l’on veut bien s’accommoder de cette légère odeur de vieux fromage, caractéristique de certains cadavres en pleine dessication. « […] ce petit texte tentera de montrer que la littérature, déjà parole ossifiée ou écrite, est à présent, devant nos yeux, devenue le cadavre desséché d’une baleine ou celui de la Parole, c’est-à-dire de Dieu » (p. 30) Cette posture sied parfaitement à notre ami, et permet à son double (le narrateur) de se lancer dans une méditation tantôt poétique (un peu), tantôt polémique (beaucoup), sur la littérature, son cadavre et ses légistes.

« Si les morts hantent les livres, si, littéralement, tout grand livre est bâti sur un charnier, chacun d’entre eux est le réceptacle d’une parole morte à laquelle toute nouvelle lecture redonnera vie durant quelques heures. Nous tenons entre nos mains des multitudes de cadavres blanchis, dont la chair autrefois aimante ou douloureuse a été transformée en papier. » (p. 25) De la littérature comme un rituel de possession, donc. Les grands livres seraient ceux dont cette dimension démoniaque, ou christique, c’est selon, n’aurait pas été phagocytée par la « fausse parole » des marchands du temple du paysage éditorial français, depuis longtemps hélas presque entièrement contaminé, ainsi que le savait Julien Gracq (La Littérature à l’estomac). Or, la littérature française, nous dit Asensio, paraît aujourd’hui incapable d’un tel prodige. Et de s’en prendre, après d’autres, aux foutriquets des lettres, les Besson (lequel ?), Pennac et Beigbeider, dont les livres médicamenteux, bons ou mauvais, restent aussi loin que possible de l’abîme.

Mais dans un chapitre intitulé « Seconde métamorphose du cadavre », le narrateur s’aperçoit que la main du cadavre, « verdâtre, crochue et fine comme une araignée desséchée, percée d’un trou », désigne de son doigt figé « un gros bloc d’ambre très sombre », mystérieux aleph où l’âme du narrateur est aspirée, comme par un trou noir, jusqu’à la lumière aveuglante du feu de la Connaissance. Ce n’est qu’au terme de cet épisode poétique, qui voit le narrateur fouler le sol d’une terre glacée, morte, couverte de ruines, puis reprendre conscience dans sa chambre (sur son bureau : une bouteille de whisky vide…), que Juan Asensio nous dévoile l’idée qui sous-tend ce livre : les plus grandes œuvres littéraires seraient semblables à des trous noirs, « véritables puits de chaos au sein d’un univers autrement impeccablement ordonné, dont les règles et les usages sont enseignés depuis quelques siècles dans les universités » (pp. 81-82). Elles seraient plis de l’espace-temps, invisibles car en définitive, pures vues de l’esprit : « L’explorateur le plus intrépide, à quelques mètres de la gueule formidable d’un trou noir, ne saurait probablement rien du monstre qui va l’engloutir, qui l’a déjà englouti, qui l’a dévoré de toute éternité. De la même façon, Kurtz et Ouine ne sont guère présents que dans quelques pages qui évoquent leurs paroles et actions énigmatiques, secrètes, comme si Conrad ou Bernanos ne pouvaient s’approcher de ces êtres repliés, occlus, qu’à une certaine distance en nous affirmant : “Voilà, je suis allé au bout de mes possibilités de créateur et, au-delà de cette limité, il n’y a plus que désordre et chaos…” » (pp. 88-89). Les œuvres essentielles seraient donc celles qui « figurent en leur propre construction la descente aux enfers annonçant le retour d’Orphée à la lumière du jour. […] Toute parole doit s’éteindre, accepter de s’éteindre, pour renaître, plus forte, au monde. […] Car ce qui meurt sous la plume de Faulkner, Broch, Conrad ou Bernanos, c’est le langage. Ce qui renaît, c’est aussi le langage […] » (p. 105) Voilà qui est intéressant, et qui concerne aussi – surtout – celui dont l’œuvre planant au-dessus de ces pages m’est désormais consubstantielle : Samuel Beckett, l’écrivain parmi tous les autres qui n’a cessé de tendre vers le silence, à qui a été confié, pour reprendre la formule de Maurice Blanchot, « ce mouvement de la fin qui n’en finit pas ». C’est aussi, me semble-t-il, ce qui est réifié, métaphorisé par la meilleure science-fiction, celle qui plonge ses lecteurs dans le vertige logique ou métaphysique du sense of wonder.

Juan Asensio ne profère pas des paroles de fou, comme il espère qu’on le lui reprochera, en écrivant que ces trous noirs formeraient une constellation, une communauté dont les membres communiqueraient entre eux, comme, par exemple, Kurtz et Macbeth – d’autres ont déjà souligné la parenté de ces deux personnages, au point même de les faire fusionner (lire ma critique de Chronique des jours à venir de Ronald Wright). Nous savons que les plus grandes œuvres se nourrissent d’autres œuvres, qui se réincarnent alors sans cesse, sous d’autres traits. Qu’il me soit donc permis d’imaginer mon propre réseau de trous noirs, où les Carnets du sous-sol de Dostoïevski, tout Beckett, Le château, Le Procès et autres nouvelles de Franz Kafka, Moby Dick et Bartleby, les contes de Borges, les hallucinations de William Burroughs, mais aussi La forêt de cristal de J. G. Ballard, Camp de concentration de Thomas M Disch et la Trilogie divine de Philip K. Dick, et bien d’autres, résonnent tous entre eux, plus ou moins visiblement, de quelque manière que ce soit. Et tous, à leur façon, nous font plonger dans un gouffre sans fond, hors de la trame bien ordonnée du monde sensible.

Je regrette vivement que Juan Asensio n’ait pas bridé son penchant naturel pour la polémique et le concassage des nains littéraires et de leurs « coprophages », de Gérard Genette (« cet exégète infatigable du point-virgule ») au « doge de la bêtise » Philippe Sollers, en passant par Tzvetan Todorov, François Meyronnis, Richard Millet (encore récemment épinglé sur Stalker), Yannick Haenel et même Pierre Jourde qui, s’il n’avait cette odeur de fromage à maudire publiquement, n’aurait selon notre auteur « rien à nous révéler, donc : rien à nous dire ». Cette dimension pamphlétaire que les lecteurs du Stalker connaissent bien, certes toujours réjouissante et non dénuée de pertinence, mais aussi la surabondance de citations, nuisent cependant à la hauteur d’un livre qui, dès lors, peine à imposer une « réelle présence », une voix qui ne serait pas celle du Stalker, ou de son auteur, mais celle d’un être nouveau, poétique. La parole d’Asensio en effet, sitôt incarnée par son narrateur, sitôt mise en fiction, se désincarne et revêt les atours agressifs du critique littéraire, alors même que pour faire mouche, son idée directrice exigeait d’être pleinement assumée comme brûlot polémique, ou, mieux, véritablement incorporée. On comprend ce qui a pu motiver pareille prudence (« […] mon échec est patent, je ne parviens pas à écrire ce livre qui ne peut-être lui-même que monstrueux », p. 88) : passer de l’essai à la fiction, c’est non seulement se mettre à nu, tendre le fer pour se faire battre, c’est se confronter à ses propres maîtres, mais c’est encore laisser sa parole s’échapper, divaguer et n’en faire qu’à sa tête. Prendre des directions que vous ne soupçonniez pas. Et, à son tour, construire une œuvre, dont ce livre atypique ne présente que les linéaments.

Quel dommage, donc, que Maudit soit Andreas Werckmeister (dont le titre renvoie inévitablement au chef d’œuvre de Béla Tarr) ne soit finalement qu’un long billet du Stalker, implacable diatribe, souvent brillante, mais illuminée seulement de loin en loin (en particulier dans le beau chapitre « Seconde métamorphose) par une veine allégorique et symbolique certes pas toujours maîtrisée mais soutenue par une plume de talent, une fréquentation assidue de livres exigeants, et une volonté de feu que même ses ennemis acharnés ne lui enlèveront pas.

 

Un mot, encore. Cette idée de la littérature comme trou noir ne suppose pas forcément que la littérature, même française, soit déjà morte – elle ne l’est pas. Dans son roman Temps, Stephen Baxter imagine qu’à l’origine de notre univers – de chaque univers –, il y aurait un trou noir dans un autre univers évolutionniste de la même famille, créatrice de singularités primordiales… Si la littérature est morte, elle ne cesse de renaître.

 

 

Découvrez les premières pages de Maudit soit Andreas Werckmeister.

 

Commentaires

Une sorte de littérature bling-bling, en tout cas ces premières lignes.
Même pas besoin de disséquer.
Le reste doit être meilleur, je suppose. J'espère.

Ecrit par : Sébastien | 29/04/2008

Sébastien, tu pourras causer quand tu sauras lire.


Cher Transhumain,
Merci pour cet article. Il me permet de patienter...
Le Stalker a déjà dit il y a longtemps que son talent se limitait à l'essai et ne lui permettait donc pas la fiction.
Pourquoi ne pas voir dans son utilisation de l'image de la morgue infinie une "simple" parabole utilisée pour introduire son propos ? Ou bien une réminiscence d'une expérience mentale réelle ?

Ecrit par : Samuel Gourio | 29/04/2008

Olivier, il paraît que tu ne sais pas lire Juan comme il faut et que tu n'as pas compris où il voulait en venir.
(soupir)
C'est fâcheux, évidemment.
(silence)
C'est un mythe qui s'effondre sur lui-même.
(soupir) (silence) (soupir)
Un peu comme Barcelone ce soir.
(soupirs et silences)

Ecrit par : Bruno | 29/04/2008

Allez l'OM !
Et voilà, bravo Bruno .
T'as complètement détourné le sujet de l'article.
Pffiou !
Je sors.

Ecrit par : Aïn | 30/04/2008

Bruno, je te trouve de plus en plus idiot, sans doute la lecture de trop de nanars de SF ou une trop longue exposition aux rayons tueurs de cellules grises de l'agrégation.
Tu n'as pas lu ce livre alors, le mieux que tu puisses faire, c'est tout simplement de te taire, non, puisque ton commentaire est du même niveau que celui de Sébastien ?
Ou alors, tiens, de nous recopier/recoller une belle note sur Systar, en 821 pages, sur Husserl, ça, tu sais le faire, et bien.

Ecrit par : Stalker | 30/04/2008

Oui, effectivement, l'agrégation rend con.
C'est bien connu.
Suis-je bête.
Si je ne l'avais pas préparée, effectivement, j'aurais continué à... bloguer.
Par ailleurs, trêve de mascarade: tu ne m'as jamais trouvé très malin - trop naïf, trop jeune, trop enthousiaste - , tout ce qui t'a plu, c'est le moment où, en toute sincérité, j'ai dit du bien, à une certaine époque, de ton travail. On appelle ça un idiot utile, je crois.
Soit. Mais j'apprends vite. La preuve.

Ecrit par : Systar | 30/04/2008

"Je vous demande de vous arrêter !"
Edouard B., 21 avril 1995.

Ecrit par : Transhumain | 30/04/2008

Oh non voyons, l'agrégation ne rend pas con mais, oui, beaucoup de cons peuvent la passer. Dans ce cas, une fois réussie, leur cas, j'en ai peur, ne s'arrange pas.
Trêve de plaisanterie : pour résumer toutes tes qualités juvéniles, j'ai un mot, un seul, l'adjectif et substantif merdeux.
Je trouve au contraire que tu apprends extraordinairement lentement, que tu régresses même : lis ce livre et, ma foi, tu en diras ce que tu voudras une fois que tu l'auras lu, promis, je ne te gronderai pas.
Cela aura plus de gueule que ton dernier petit glaviot se voulant spirituel je le suppose.
Un idiot utile ? Si tu le dis dis. Mais utile à quoi ?

Ecrit par : Stalker | 30/04/2008

Utile à quoi: à parler un peu en bien de La Critique meurt jeune, qui était un bon livre.
J'exprimais un étonnement, certes amusé, sur le fait que tu juges utile de t'expliquer sur les intentions de ton livre après le texte d'Olivier.
Rien de bien méchant en somme, et surtout pas contre ton livre.

Pour le reste, passe à "merdeux", "idiot" si tu veux, rajoutes-en même, peu importe. Je t'ai trop souvent vu t'emporter sur internet pour des broutilles, pour en faire à présent le moindre cas.

Ecrit par : Systar | 30/04/2008

Non, je ne rajoute rien, je t'ai dit ce que j'avais à te dire.
Je ne m'emporte pas mais disons que j'ai suffisamment de problèmes à régler avec ce livre (de distribution, de diffusion, d'envois de sp, de désirs de casser la figure à quelques journalistes ET pseudo-libraires, etc.) pour que je sois le meilleur lecteur de ton ironie si particulièrement fine en cette occasion.
Je ne vois vraiment pas par quel drôle de principe de retenue, appelons-le de constipation intellectuelle, l'auteur que je suis de ce livre devrait abandonner, sur un texte (celui d'Olivier en l'occurrence) son regard (de) critique.
Explique-moi donc cela.
Je vais verser une larme quant à ton utilité : ma foi, jamais je n'ai tu ton propre travail il me semble ni même évoquer ton nom auprès de certaines personnes.

Ecrit par : Stalker | 30/04/2008

ni même hésité à...

Ecrit par : Stalker | 30/04/2008

Ah, que tu sois agacé par les difficultés à faire exister ton livre, soit.
C'est compréhensible.

Pour la retenue qu'un auteur devrait avoir sur son propre livre: une fois livré au public, je ne sais pas si l'auteur doit expliquer le livre, dire que et en quoi il n'a pas été compris. A fortiori quand tu confies le livre à un type comme Olivier, qui ne peut pas être soupçonné d'avoir été partial, hâtif, et intellectuellement trop faible pour comprendre ce livre (je dis ça parce que je le connais un peu, et que je sais comment il travaille).

Mais dans la mesure où tu défends ton livre, y compris sur le plan le plus concret du "commercial", cela fait partie du jeu que tu en expliques l'intention. Cela fera partie du jeu également que d'hypothétiques lecteurs s'en étonnent ou n'en tiennent pas du tout compte.

Ecrit par : Bruno | 30/04/2008

Voyons, Bruno, si j'avais quelque doute sur la rigueur d'Olivier, crois-tu que je lui aurais envoyé un exemplaire de ce livre ? C'est Pierre Cormary le sado-maso, pas moi.
L'unique défaut que je vous ai TOUJOURS reproché, au Transhu et à toi, c'est plutôt la surinterprétation...
Reste que j'ai le droit, ce livre publié ou pas, de dire ce qu'Olivier n'y a pas vu, non ?
Pourquoi ? Parce que je suis beaucoup plus critique envers ce livre que ne le sera jamais Olivier, crois-moi; mais, en même temps, j'en connais les forces et ces forces, à mon sens (j'ai encore le droit, sur mon blog, de donner mon avis, non ?) n'ont pas été suffisamment soulignées.
Par exemple la dimension éthique du livre; par exemple son insistance à récuser, entre le trou noir et la littérature, l'usage (trop facile) de la métaphore. Je n'ai pas écrit le livre qu'un Jean-Pierre Luminet a écrit sur ce sujet : bon livre du reste, mais mon intention était autre et cette intention, dans le droit fil de La Littérature à contre-nuit est, mes amis, une intention EXISTENTIELLE.
Autre chose, et Olivier m'a confirmé ce point en privé : le texte qu'il a écrit est davantage une recension qu'une véritable critique. Manque de temps sans doute, c'est vrai qu'il a fait très vite et que je le remercie d'ailleurs pour sa célérité.
Disons, alors, que je suis jaloux des longues études du Transhumain sur le surestimé dernier de Damasio (je suis, enfin, en train de le lire et je m'ennuie ferme)...
Disons encore que j'ai le droit de penser que mon pourtant petit livre soulève au moins autant de problématiques que la grosse Horde et que j'estimais que notre bon Transhumain les verrait, plutôt que de réduire AW a un long billet du Stalker, ce qu'il n'est évidemment pas...
Sur ce point, s'il le souhaite, je laisse Olivier s'exprimer bien sûr.

Ecrit par : Stalker | 30/04/2008

Bon, pour mettre tout le monde d'accord (en fait, non), un codicille complètera la présente note. Une critique des critiques de ma critique, en somme. Enfin du sport !
Juan, je te demanderai de ne point insulter Bruno ici - Bruno est un ami -, d'autant qu'il a, au moins en partie, raison. Mais j'y reviendrai dans mon billet : inutile de nous pugiler pour le moment !

Ecrit par : Transhumain | 30/04/2008

Voyons, Olivier, Bruno a pris un peu trop l'habitude de jouer au finaud avec moi. Qui s'étonne si un pékinois qui vient faire le malin sous la gueule du pit s'est fait bouffer la moitié de l'arrière-train ?
En plus, tu le sais, on me trouve assez vite, surtout lorsqu'on glaviote l'air de rien, en passant.
Pour le reste, oui, laissons là les amabilités et attendons ton apostille.

Ecrit par : Stalker | 30/04/2008

"plutôt que de réduire AW a un long billet du Stalker, ce qu'il n'est évidemment pas..."

Ah, mais j'aime bien, les billets du Stalker, moi.

Ecrit par : Transhumain | 30/04/2008

Bruno, je vous prie de ne pas essayer de me faire dire des choses que je n'ai pas dites. Merci.
Jamais vous ne verrez signés par moi des propos du genre : "Le Transhumain ne sait pas lire Juan comme il faut." Ou autres conneries du même genre.
Comme vous répliquez à Juan sur son billet portant sur AW dans la Zone le Stalker a évidement raison : comment pourriez-vous écrire un billet sur Systar ou commenter ici un livre que vous n'avez pas lu ?
De plus le Stalker ne s'énerve pas sur la manière dont son livre est distribué mais sur la manière dont IL N'EST PAS DISTRIBUE !
Déjà plus de quinze jours de retard dans les soi-disant bonnes librairies parisiennes !! Mais de qui se foutent-ils à la sodis ?!

Ecrit par : Samuel Gourio | 30/04/2008

Samuel: ce n'est pas de vous que je parlais. Vous n'êtes pas seul sur terre.
J'aime vos mises au point.
Si j'étais à la place de Juan, votre dévouement m'embarrasserait presque. C'est touchant.

Ecrit par : Bruno | 30/04/2008

"C'est Pierre Cormary le sado-maso, pas moi."

Quel grand enfant, tu fais, Juanito, quand même !

Envoie-le moi, ton livre, tiens, que j'en dise un mal, heu, un mot.

Ecrit par : montalte | 01/05/2008

Bruno, tu devrais pourtant commencer à me connaître un peu : je préfère n'importe quel type franc du collier, fût-il expert en ouvertures d'huîtres (je ne dit pas cela pour Samuel !) à n'importe quel quadruple professeur au Collège de France (ce que tu n'es même pas encore) se piquant de son savoir et presque aussi faux-cul qu'il est malin ;-)
Pierrot : je vois si j'ai un ex. en souffrance (avec toi, c'est le cas de le dire) mais j'ai un peu peur que ce livre ne te plaise pas, bien trop éloigné de tes goûts esthétiques...
Tiens, une de mes amies chiliennes (Carmen Munoz) m'a promis quelle réagirait (en espagnol, ce qui pourrait limiter ton éventuelle réplique, je ne sais) à ton apostille, Olivier, cela risque d'être finalement assez drôle !

Ecrit par : Stalker | 01/05/2008

"Bruno, tu devrais pourtant commencer à me connaître un peu : je préfère n'importe quel type franc du collier"

"se piquant de son savoir et presque aussi faux-cul qu'il est malin":

arrête ton cirque, Juan.

Pour ma part, et pour autant que l'un de tes "fans" ne viendra pas à nouveau m'expliquer ce que je dois ou ne dois pas écrire sur internet, j'en resterai là. Bon vent à ton Andreas Werckmeister.

Ecrit par : Bruno | 01/05/2008

Arrête ton cirque, Bruno.
Samuel n'est pas un de mes fans, parce que je ne suis pas un chanteur; il t'a juste fait remarquer qu'il y avait quelque grotesque à faire un commentaire sur un sujet qui ne te concerne pas franchement puisque tu n'as pas lu mon livre, et que ce sujet lui est, je crois, directement lié.
Tu me répondras bien sûr que ton commentaire visait plutôt ma réaction au texte d'Olivier.
Bien sûr.
Restons-en là, effectivement.

Ecrit par : Stalker | 01/05/2008

Bon, Juan, mon codicille attendra un ou deux jours de plus. Trop fatigué.

Ecrit par : Transhumain | 01/05/2008

Je confirme, pour les problèmes de distribution. Le site Fnac a commencé par annuler ma première commande, pour cause " d'indisponibilité de cet ouvrage" , je l'ai commandé une deuxième fois, on promet d'envoyer le livre entre le 8 et le 15 mai.
J'aurais aimé que Juan traduise les deux courriels de Carmen Munoz, quoiqu'il soit surbooké, le pauvre, ce qui permettrait aux lecteurs de suivre le débat. Latiniste et italianisante, j'essaie de deviner l'espagnol, mais quand il s'agit de critique littéraire, deviner ne suffit pas. J'espère que vous allez trouver un bon traducteur, cher Transhumain,votre réponse est attendue!

Ecrit par : Elisabeth Bart | 03/05/2008

Eh bien, chère Elisabeth, je devine plus ou moins, moi aussi, le sens du texte de Carmen Munoz, et vais devoir m'en contenter pour le moment. Du reste, ce n'est pas à son intervention que je vais réagir, mais ç la réaction de Juan, et à la lettre de Sok - non sans revenir, car c'est là l'essentiel, au livre lui-même.
A priori, c'est pour ce soir.

Ecrit par : Transhumain | 03/05/2008

Chère Elisabeth Barth,
Si vous êtes pressée vous trouverez Maudit soit Andreas Werckmeister ! à la librairie L'écume des pages, boulevard Saint-Germain à Paris (en face de la brasserie Lipp).
Si vous ne pouvez pas vous rendre à Paris, écrivez-moi à l'adresse suivante : samuelgourio@hotmail.fr car j'ai un exemplaire "en réserve" que je vous envoyerai si vous le souhaitez.

Ecrit par : Samuel Gourio | 04/05/2008

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