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george washington

  • La Déchronique du Déchronologue. Fragment XXII

     

    USS George Washington.jpg

    Le porte-avions de classe Nimitz USS George Washington 

    Source : © US Navy

     

     

    Le porte-avions américain USS George Washington : le « fantasma », la Némésis de Villon. Son Moby Dick, si l'on veut – et l'on n'approuve qu'en partie notre ami François lorsqu'il écrit, évoquant cet évident cousinage entre le roman de Melville et celui de Beauverger : « Quelle que soit la nature de l'intouchable Léviathan vers lequel le récit tend irrésistiblement, c'est bien à la même source que le roman de Beauverger puise son élan : la confrontation de l'homme avec une incarnation métaphorique de l'Absolu. ». Le bâtiment américain – dont, il faut le noter, les occupants demeurent invisibles, pour ainsi dire virtuels – s'impose moins comme l'incarnation du mal absolu que comme la synthèse de la faillite morale de la civilisation. Il mérite alors pleinement ce statut de Léviathan, monstre marin biblique capable d'anéantir le monde, et conception philosophique du pouvoir telle que développée dans l'œuvre majeure du contemporain de Villon, Thomas Hobbes... Le Washington, double d'acier du flibustier et de son navire, représente le mal commis ou à commettre au nom du bien commun : il est le fantôme de tous les crimes de l'humanité. 

     

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